CIG-PG_DSC03347©Centre d'iconographie genevoise CIG-PG_ig_1997_411_n13x18_012©Centre d'iconographie genevoise Olivier Zimmermann 5 Olivier Zimmermann 7 Olivier Zimmermann-10_MG_6272 Olivier Zimmermann-12_MG_6279 YD_DSC04463©Yvan Delemontey

Le pavillon Sicli

L’Etat de Genève a acquis le pavillon Sicli à fin 2011 pour le transformer en un lieu culturel.

Son acquisition intervient alors que Genève et son agglomération traversent une phase de mutation urbaine importante autour des grands projets urbains et de mobilité. Le pavillon Sicli se situe ainsi de manière emblématique au cœur du territoire Praille Acacias Vernets (PAV).

Un bâtiment à haute valeur patrimoniale

Parmi les quelque 1850 bâtiments édifiés à travers le monde par l’ingénieur Heinz Isler selon le même principe constructif, le pavillon Sicli est considéré par les spécialistes comme celui offrant le plus grand intérêt patrimonial, raison pour laquelle il a été mis à l’inventaire genevois par arrêté du 28 août 2012.

Concept culturel : architecture, urbanisme et design

Au mois de janvier 2012, les magistrats chargés des départements de l’instruction publique, de la culture et du sport (DIP) et des constructions et des technologies de l’information (DCTI) ont validé le projet culturel proposé par leurs services et des experts externes visant à cibler les activités du pavillon autour de trois thématiques: l’architecture, l’urbanisme et le design.

En décembre 2013, après avoir assuré le suivi des projets culturels durant deux ans, le service cantonal de la culture a mandaté l’association de la maison de l’architecture (MA) pour élaborer la programmation culturelle, en assurer la cohérence et coordonner les projets culturels. La MA collabore pour cela avec la Haute école d’art et de design (HEAD) et la Haute école du paysage, d’ingénierie et d’architecture (HEPIA), ainsi qu’avec la Fondation Braillard et les associations professionnelles (FAI, FAS).

En parallèle, ces partenaires font partie d’un groupe de travail interdépartemental piloté par le service cantonal de la culture et la HES-SO Genève, chargé d’élaborer un projet de « Centre culturel » dédié aux mêmes thématiques et renforçant les liens entre les professionnels de ces domaines et le monde de la formation et de la recherche.

Gestion

Au printemps 2012, afin d’assurer une exploitation immédiate du pavillon Sicli, la gestion a été confiée à Arfluvial SA, société anonyme dont les actions sont entièrement aux mains du canton de Genève et qui exploite déjà le Bâtiment des forces motrices pour le compte du canton. Cette décision permet de bénéficier de l’expertise et de l’expérience d’une société active dans la gestion professionnelle d’événements dans un bâtiment propriété de l’Etat destiné à accueillir du public. L’alternance entre événements privés et culturels assure une gestion financière équilibrée du lieu et permet de le proposer à des tarifs préférentiels pour les projets répondant aux thématiques choisies pour ce bâtiment.

Conditions de location

Les conditions de location du pavillon Sicli sont divisées par espaces et par types d’événements. Les demandes de type événementielles (soirée, etc.) sont soumises à certaines conditions (voir ci-dessous). Pour les projets culturels en lien avec l’architecture, le l’urbanisme et le design, il est nécessaire de joindre un projet complet à la demande pour bénéficier d’un tarif préférentiel.

Toutes les demandes de location sont à adresser à la direction du pavillon Sicli.

Conditions d’utilisation

La haute valeur patrimoniale du bâtiment ainsi que des questions techniques et de sécurité imposent des contraintes importantes à l’utilisation du pavillon Sicli. Ainsi, le sous-sol ne peut pas être mis en conformité pour l’accueil du public et la limite de décibels à 74 dB dans le dôme et à 90 dB à l’étage ainsi que la très faible capacité d’isolation phonique du bâtiment restreignent son utilisation pour des événements potentiellement bruyants.

 

 photos Olivier Zimmermann, Yvan Delemontey, Centre d’iconographie genevoise